LEAR.Soufflez, les vents, à vous crever les joues,Vous, cataractes, torrents drus, crachez,Noyez le dard des clochers et leurs coqs,Éclairs soufrés, foudroyant la pensée,Avant-coureurs du feu qui fend le chêne,Brûlez mes cheveux blancs! Tonnerre, frappeLa gravide rondeur du monde, écraseLes moules de Nature et dissémineLa semence d'où germe l'homme ingrat.Le FOU. - Oh, mononc', eau bénite de cour en logis bien sec vaut mieux que pluie comme il en tombe ici. Mononc', mon bon, rentre, demande à tes filles leur bénédiction. Cette nuit-ci n'a pitié ni des sages ni des fous.Comme toutes les grandes tragédies de Shakespeare, Le Roi Lear commence par une simple erreur d'interprétation consistant à donner une réalité et une seule à des mots aux sens multiples. Alors commence le voyage dans la nuit de ce «rien». Le manque d'amour qu'il lit dans ce mot vide le monde de tout amour, au point que «Ce vaste monde ira se perdre ainsi / Dans le néant».Extrait de la lecture critique de M. Jones-Davies
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EAN 13 :
9782846813464
Éditeur :
Solitaires intempestifs
Nombre de pages :
236
État :
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