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collection theatrale volume 4


Théâtre et Engagement. Gustave Courbet affirmait que « État est incompétent en matière d’art ». L’Histoire nous le prouve hélas bien. Mais l’art à son tour est incompétent en matière politique. Ce qui n’empêche pas les artistes écrivains d’apporter leur conception qui s’adresse à chacun d’entre nous.

No pasaran de Claire-Lise Charbonnier. Ce serait mensonger de réduire les républicains espagnols à ces assassins de prêtres et de religieuses que dénonce le « Saint Siège ». Le fascisme franquiste a aussi tué des prêtres, et des poètes, et beaucoup d’innocents. Écoutez leur voix !

La nuit de l’espoir de Jean Manuel Florensa. Le metteur en scène Antoine porte le lourd héritage de la guerre civile espagnole dont il veut tirer une pièce de théâtre. Dans son errance dans la nuit d’une ville en fête, les diverses rencontres le mènent à imaginer des épisodes de sa future création. « Les personnages, qui sont de notre temps, ne trouvent plus devant eux les idéaux qui exaltaient les héros de Malraux. Ils refusent la société actuelle sans retrouver dans la fraternité les idéaux de liberté et d’égalité. (…) Est-ce que les hommes vivront un jour selon leur coeur ? Vivons nous la fin des utopies ? Peut-on se dresser contre les oppressions, les injustices ? Que reste-t-il de nos espoirs ? » (André Camp- L’Avant-Scene n° 1025.) Son cheminement aboutira à un véritable coup de théâtre.

José Marti ou la passion d’une vie de Marie Kern. José Marti, poète et père de l’Indépendance cubaine, est assis à son bureau ; il écrit à Victor Hugo lorsqu’une femme entre qui n’est autre que le personnage de son roman Lucia Jerez. Elle l’entraîne dans un périple labyrinthique, celui de sa destinée. Marti va ainsi découvrir l’importance de sa vie à travers celles des autres, un futur aléatoire dont on ne sait trop quand et où il se situe. Parcours irréel et surréaliste, cette pièce est une invitation au voyage en compagnie d’un poète héroïque dont le souvenir s’est perdu en Europe alors qu’il est le héros de toute l’Amérique Latine.

Entre Miel et Pierres de Martine Macre est l’histoire de la rencontre de deux enfants de la guerre. Vietar et Striela (Vent et Flèche en bosniaque). Vietar a vécu la guerre, Striela l’a vue. Ils partent ensemble à la recherche d’un oncle fâché à l’autre bout d’un pays sans nom pour être universel. Ils rencontrent tour à tour un guerrier qui ne sait pas que la guerre tue, un bûcheron qui pleure parce qu’il a coupé trop d’arbres dans la forêt, un agriculteur qui se lamente parce qu’il a mis trop d’engrais dans ses cultures, un vieillard qui refuse de vieillir, un pêcheur effrayé parce qu’il a trop péché de poissons. Tout ça parce que Mister Poubelle a trompé les hommes en leur déversant des mensonges. Vietar et Striela vont combattre Mister Poubelle à coup de vérités.

Décombres de Jean Valsaque se déroule à Périgueuxen 1960. Elle est l’épilogue d’une triste histoire d’amour entre un officier allemand et une jeune mercière de 20 ans. C’était en 1942 : la jeune femme n’a jamais pu oublier son amour « dit coupable », ni la mort de celui qu’elle aimait au point de verser dans la folie « d’autant qu’on lui a fait des ennuis à la libération »…

Édition :
Collection :
Reliure : Broché
Nb de pages : 253
Format (cm) : 23 X 16 X 2
Date de parution : 15 février 2008
EAN : 9782952991834
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