{"product_id":"oeuvres-completes-vol-7-comedies-vol-3","title":"Comédies","description":"\"Commencées dans l'agitation, les comédies se terminent dans le calme,\ncontrairement aux tragédies qui, commencées dans le calme, finissent en\ntempête.\" La formule est du dramaturge Thomas Heywood, elle date de 1612 et a le\nmérite de la simplicité. Mais c'est aussi sa limite, le genre \"comédie\", si c'en\nest un, étant quant à lui plutôt complexe. Shakespeare a écrit dix-huit pièces\nainsi désignées, et ce qu'ont en commun La Comédie des erreurs (1590-93) et La\nTempête (1611) ne saute pas aux yeux. Reste qu'il est possible d'identifier dans\ncet ensemble trois phases, que recoupent à peu près les trois volumes de la\nPléiade. Après une première époque (1590-1598 ; t. I) qualifiée de \"maniériste\"\net au cours de laquelle Shakespeare renverse les codes de l'amour pétrarquiste,\nc'est plus que jamais le sentiment amoureux qui confère leur (problématique)\nunité aux comédies écrites entre 1598 et 1604-06 (t. II). Il irrigue toutes les\nintrigues, des plus désopilantes aux plus romantiques, et s'accommode de toutes\nles modalités du comique. Comique énorme des Joyeuses Épouses de Windsor,\n\"comédie sans comique\" à l'autre bout du spectre : Tout est bien qui finit bien\nfinit bien, mais contre toute attente. Entre ces deux extrêmes se déploient les\n\"comédies brillantes\". Jouant de la duplicité des apparences (trompe-l'oeil et\nanamorphoses sont alors en vogue), irrésistiblement séduisantes, elles mettent\nen scène le miroitement et les intermittences des coeurs. La dernière phase\n(1607-1613 ; t. III) réunit des pièces traitées de tous les noms : romances\n(drames romanesques), \"comédies du renouveau\", pièces \"bâtardes\",\n\"tragi-comédies\" - ni comédies, car la mort rôde, ni tragédies, car on n'y meurt\npas assez. (Il ne manque en somme à ce chapelet de qualificatifs que la\n\"tragédie comico-historico-pastorale\" imaginée par Polonius dans Hamlet.) C'est\nle temps des harmonies paradoxales : s'y accordent le comique et l'odieux, le\nrire et la peur, les danses et les funérailles. La joie des héros du Conte\nd'hiver \"patauge dans les larmes\", la tristesse du Palamon des Deux Nobles\nCousins \"est une sorte de joie composite\". Les intrigues de ces dernières pièces\nsont complexes. Strange est le mot qui, d'écho en écho, les traverse toutes. Les\ncontrées sont inconnues, les rebondissements inattendus, les apparitions\ndéconcertantes. Le merveilleux règne sans partage sur l'île enchantée de La\nTempête. Puis \"ce spectacle insubstantiel\" s'évanouit ; Prospéro et ses\nsemblables étaient \"de l'étoffe dont les rêves sont faits\". Les dernières\ncomédies mettent en lumière le paradoxe de leur art : éphémères productions\nd'insaisissables rêveries, invraisemblables \"histoires d'autrefois\", elles\npourraient ne pas nous concerner, et pourtant nous habitent. C'est avec elles\nque s'achève la publication de l'édition bilingue du théâtre de Shakespeare à la\nPléiade.","brand":"SODIS","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":46490549420368,"sku":"9782070178490","price":78.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0731\/2202\/1712\/files\/p6gw0fhyJhfM30OMtg9n83E8PUQCK460N_UbwSGDF4bmPl86m0DA9g-cover-large.jpg?v=1763191948","url":"https:\/\/www.librairie-theatrale.com\/products\/oeuvres-completes-vol-7-comedies-vol-3","provider":"Librairie Théâtrale","version":"1.0","type":"link"}