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Le coupable est dans la salle

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Le rideau se lève, la pièce commence comme un vaudeville : le mari, la femme, l’amant et l’inévitable placard. Tous les ingrédients du genre semblent réunis, mais les spectateurs ne vont pas assister à une représentation comme les autres ; cette fois l’amant, que le mari a découvert dans le placard, s’écroule dès son apparition sur scène. L’acteur ne se relève pas, il est réellement décédé.
Panique sur le plateau. Y a-t-il un médecin dans la salle ? Faut-il faire évacuer ? Doit-on laisser le rideau ouvert en attendant l’arrivée de la police ? Les avis divergent, la tension monte… La thèse de l’accident étant très vite écartée, il faut se rendre à l’évidence, il s’agit bien d’un meurtre. Qui a bien pu le commettre ? Pour quelles raisons, et surtout de quelle manière, le ou la coupable a-t-il ou a-t-elle procédé ?
La police, dépêchée sur les lieux, mène l’enquête. Des spectateurs à la maquilleuse, du metteur en scène aux acteurs, tout le monde est considéré comme suspect, pour l’inspecteur, une seule certitude : le coupable est dans la salle.

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Le Coupable est dans la salle

Acte I

Arrivée d’un couple : elle devant, lui derrière. Ils rient.

La femme. — Ah ! ah ! Décidément, mon ami, vous êtes irrésistible. Il n’y a que vous pour me conter ainsi des anecdotes aussi drôles.

L’amant. — Je n’ai aucun mérite, vous êtes une auditrice si exquise, si attentionnée que le moindre bon mot ne peut vous échapper.

Elle s’assied. Il la rejoint sur le canapé.

La femme. — Flatteur, va !

L’amant. — Non, je vous assure !… D’ailleurs, tout en vous m’inspire, vous êtes ma muse, vous êtes ma source, vous êtes le lac où je puise ma créativité. (Mettant un genou à terre.)
Toi seule dans mon regard à la tombée du jour
Et le soir qui s’estompe protège notre amour
Dans le bleu de tes yeux et dans ta chevelure
Brille le fabuleux attrait de l’aventure.

La femme. — C’est joliment tourné, mais… savez-vous, mon ami, que je n’ai pas les yeux bleus ?

L’amant. — Ah bon ? (Il se redresse, vérifie et remet un genou à terre.) « Dans le fond de tes yeux. » Vous m’avez mal compris, je n’ai pas dit « dans le bleu », j’ai dit « dans le fond ».

La femme. — Je ne suis pas dupe, j’imagine que vous adaptez votre couplet à vos différentes conquêtes…

L’amant. — Ah ! Madame, vous me blessez ! Comment pouvez-vous concevoir, ne serait-ce qu’un seul instant, qu’une autre femme puisse entrer dans ma vie ? Mon cœur n’est pas un moulin ouvert aux quatre vents, non… Mon cœur est une prison et seule vous, belle geôlière, en avez la clé.

La femme. — Vraiment, mon ami ?

L’amant. — Je vous le dis, Madame, je vous en conjure, croyez-moi.

La femme. — Je n’en crois pas un mot mais je vous pardonne néanmoins.

L’amant. — Ah ! Madame ! (Il lui prend la main, l’embrasse et remonte par des baisers successifs jusqu’à l’épaule.)

La femme. — Je vous en prie ! De grâce, calmez-vous ! On pourrait nous surprendre !

L’amant. — À cette heure ? Vous savez très bien que c’est impossible. Votre avocat de mari doit être en pleine plaidoirie. C’est bien simple, je le vois d’ici. (L’imitant.) Mesdames et Messieurs, voilà pourquoi vous innocenterez mon client car, s’il y a eu effectivement délit d’adultère, en votre âme et conscience, répondez ! Lequel d’entre vous aurait résisté devant un tel déferlement de charme et d’élégance ? Il eût été au contraire fort discourtois que mon client ne tombât point amoureux, c’eût été une insulte au bon goût, un camouflet à la beauté. Ce n’est donc pas la relaxe que je vous demande mais bien votre bénédiction afin que mon client puisse continuer à courtiser la plus belle et la plus désirable femme du monde. Ai-je été suffisamment convaincant ?

La femme. — Merveilleux ! Vous étiez merveilleux !

L’amant. — Ah ! ce plaidoyer m’a donné soif ! Pensez-vous que…

La femme. — Mais bien sûr, mon ami… Remettez juste un peu d’ordre dans votre tenue.

Elle s’empare d’une clochette et sonne. Une soubrette apparaît.

La soubrette. — Madame a sonné ?

La femme. — Oui, Thérèse. Pourriez-vous nous apporter quelques rafraîchissements ? (Se tournant vers l’amant.) Porto, comme d’habitude ?

L’amant. — Vous commencez à connaître mes goûts, me voilà comblé. (S’adressant à la soubrette.) Vous, ma petite… (Dédaigneux.) cessez de me regarder avec ces yeux de merlan frit. Allez, allez… (La soubrette sort. Il prend un cigare, l’examine avant de l’allumer.) Mmm ! Cigare de Cuba ! Je dois reconnaître que votre benêt de mari a parfois bon goût.

La femme. — Ne soyez pas grossier, le mépris ne vous sied guère.

L’amant. — De grâce, pardonnez-moi ! Seule la passion m’emporte. (Il recommence à se montrer pressant.)

La femme. — Hum ! hum ! (Elle lui signale la présence de la soubrette qui dépose une carafe de porto et deux verres.) Merci, Thérèse. Vous pouvez disposer.

Sortie de la soubrette.

L’amant, se saisissant de la carafe. — Vous en prendrez ?

La femme. — En plein après-midi ? Vous n’y pensez pas ! J’ai succombé à quelques-uns de vos vices, je vous l’accorde, mais soyons raisonnables… S’il me fallait conjuguer l’alcoolisme à l’adultère, je perdrais rapidement toute estime à vos yeux.

L’amant. — Comme il vous plaira. (Il boit son verre d’un seul trait.) Mmm ! Délicieux…

On entend des voix en coulisse.

Le mari, off. — Thérèse ? Madame est-elle là ? Thérèse, vous m’entendez ?

La soubrette, off. — Tout de suite, Monsieur.

La femme. — Ciel, mon mari !

L’amant. — Que dites-vous ?

La femme. — Mon mari ! S’il vous trouve là, nous sommes perdus.

L’amant. — Fichtre, fichtre ! Voilà qui est bien ennuyeux.

La femme. — Plus un instant à perdre ! (Désignant un placard.) Tenez… Entrez là !

L’amant. — Mais vous croyez que…

La femme. — Entrez, vous dis-je ! (Elle reste adossée à la porte, toute droite.)

Arrivée du mari.

Le mari. — Bonjour, chère amie ! Quel étourdi je fais ! Figurez-vous que ce matin, dans ma précipitation, j’ai oublié un dossier d’une importance capitale pour ma plaidoirie. Où ai-je pu le fourrer ?… Ah ! Dieu merci, le voilà ! Mais que faites-vous ainsi, plantée là, près de la porte de ce placard ?

La femme. — Euh… c’est l’heure de ma gymnastique corrective.

Elle descend sur les talons en gardant le dos bien droit, puis se relève, toujours adossée à la porte du placard.

Le mari. — Eh bien ! Très chère, vous n’en finirez pas de m’étonner… Bon ! Ce n’est pas tout ça, je retourne au tribunal. (Il prend le chemin de la sortie, s’arrête brusquement, observe, puis s’approche du cendrier où se consume le cigare. Il prend le cigare.) Vous fumez le cigare, à présent ?

La femme. — Oui, ça fait partie du programme de gymnastique corrective… On doit inhaler le tabac en inspirant et ensuite en expirant le faire ressortir en dilatant au maximum les alvéoles pulmonaires. C’est américain… Oui, c’est ça… C’est une méthode américaine. Vous ne connaissez pas ? (Elle fait la démonstration et naturellement se met à tousser.) Je ne maîtrise pas encore parfaitement la technique. (Elle tousse.) Je vous prie de m’excuser, mais je ne voudrais surtout pas vous mettre en retard. (Elle écrase le cigare dans le cendrier sous l’œil soupçonneux du mari. Elle se met à trottiner sur place tout en faisant des mouvements d’extension avec les bras.) Et un et deux ! Et un et deux ! (Le mari reste sur place. Elle s’arrête brusquement.) Quoi encore ? Ne restez pas ainsi… D’abord vous me perturbez dans mon rythme, ensuite vous m’en voudrez de vous avoir mis en retard ! (Elle s’approche et l’embrasse sur la joue.) Allez, à plus tard !

Le mari, s’emparant des deux verres de porto. — Et ça ? Je suppose que ça fait aussi partie du programme « américain » ?

La femme. — Mais bien sûr, je…

Le mari. — Il suffit, c’en est trop ! Ma chère amie, vous me cachez quelque chose.

La femme. — Mais non ! Je vous assure…

Le mari, à quatre pattes, cherchant sous les meubles. — Quelque chose… ou quelqu’un…

La femme. — Mon bon ami, vous vous méprenez… (Elle avise le placard.)

Le mari. — Poussez-vous !

La femme. — Écoutez, mon ami…

Le mari, rugissant. — Poussez-vous, vous dis-je ! (Il l’écarte et sort un revolver de sa poche.) Crime passionnel sans préméditation, avec ma réputation, c’est la relaxe assurée, au pire quelques années avec sursis, alors vous pensez bien que je vais me gêner !

Il ouvre violemment la porte. L’amant tombe à ses pieds, la face contre le sol.

La femme. — Ah !

Le mari. — Fais ta prière, crapule ! Je ne t’offre pas le cigare du condamné, tu l’as déjà fumé.

La femme. — Grâce, pitié ! Je vous en supplie, ne commettez pas l’irréparable.

Le mari. — Il est vrai qu’après ça… (Contemplant son revolver.) vous aurez du mal à le réparer. Allez ! Relève-toi ! Aie le courage de regarder ta mort en face. Allez ! Même pas capable de se relever ? Regardez, ma chère, quel poltron vous avez pris comme amant ! Vous me décevez, vraiment, vous me décevez, je pensais que vous aviez plus de discernement. Alors ? Grand lâche, tu as choisi la mort de l’autruche, la tête dans le sable, c’est ça ? Eh bien, adieu ! (Il braque son arme.) Un… deux… trois… (Brusquement, il détourne le revolver puis le range.) Ah ! ah ! ah ! Il y a cru… Mort de peur qu’il était… Et vous aussi, très chère ! Vous verriez votre tête… Remettez-vous ! Vous avez vraiment cru que j’allais le tuer pour laver mon honneur ? Désolé, je ne suis pas suffisamment amoureux pour me lancer dans ce genre de lessive. Je n’allais tout de même pas compromettre ma carrière à cause de quelques galipettes lubriques ! Je vous laisse raccompagner ce paltoquet… et ne traînez pas, je vous prie, d’autres affaires plus urgentes m’attendent. Allez ! Levez-vous, mon vieux, débarrassez-moi le plancher ! (Un silence. Puis, plus fort.) Allez ! Levez-vous, mon vieux, débarrassez-moi le plancher ! (Devant l’absence de réaction, il commence à donner des petits coups avec la pointe de sa chaussure.) Oh ! allez ! Psst ! Raoul, lève-toi ! (Devant l’absence de réaction, le mari se penche. Il retourne le corps et porte son oreille au niveau du cœur.) Nom de Dieu ! Il est mort !

La femme. — Qu’est-ce que tu dis ?

Le mari. — Il ne respire plus. Je t’assure, il est vraiment mort. (Criant vers les coulisses.) Jacqueline !

La femme. — Ce n’est pas possible ! (Elle se penche à son tour pour constater le décès.) Raoul ! Raoul ! Tu m’entends ? Mais ce n’est pas vrai ! Raoul !

Entrée de Jacqueline, le metteur en scène.

Jacqueline. — Qu’est-ce qui se passe ?

La femme. — Il est mort.

Jacqueline. — Comment ça, « il est mort » ?

Le mari. — Il est mort, on te dit ! T’es sourde ou quoi ? Devant nous, en direct, il vient de nous faire ça !

Jacqueline. — Mais enfin ! On ne meurt pas comme ça ! Cela ne se fait pas !

Le mari. — Eh ben, si ! Lui, il ne s’est pas gêné, il l’a fait !

La femme.  C’est affreux !

Jacqueline. — Affreux ou pas, il nous faut réagir.

Le mari. — Ouais, t’as raison… Rideau ! Bon Dieu ! Fermez-moi ce rideau !

Jacqueline, au public. — S’il vous plaît ! Y a-t-il un médecin dans la salle ?

Dans la salle, pendant que le rideau se ferme.

Le médecin. — Oui, j’arrive.

Il monte sur scène. Le reste de la conversation se déroule rideau fermé.

Le médecin, off. — Pas de doute, il est vraiment mort. Était-il malade du cœur ?

Jacqueline, off. — Raoul ? Pas du tout, il avait un cœur de jeune homme.

Le médecin, off. — C’est tout de même rare de faire des crises aussi foudroyantes… Depuis que j’exerce, c’est la première fois que je constate une telle rapidité. C’est curieux… Enfin, l’autopsie nous en apprendra un peu plus sur les circonstances…

La femme, off. — L’autopsie ?

Le médecin, off. — Faites prévenir une ambulance et la police.

Jacqueline, off. — La police ? Et pourquoi donc ?

Le médecin, off. — Il est décédé dans un endroit public, c’est la procédure habituelle… et puis je ne vous cache pas que je trouve sa mort suspecte.

Le mari, off. — C’est vrai. Lorsque j’ai ouvert le placard, il n’est pas tombé comme d’habitude. Sur le coup, je n’ai pas fait attention mais maintenant que j’y pense…

La femme, off. — Bon ! Jacqueline, qu’est-ce qu’on fait ? Le public s’impatiente. On fait évacuer la salle tout de suite ou tu fais une annonce ?

Jacqueline, off. — Ah ! ne me presse pas, Josy, tu sais bien que j’ai horreur de ça !

Le mari, off. — Il n’empêche que Josy a raison. Tu ne vas pas faire poireauter les gens pendant des plombes. Alors, tu fais ton annonce et on évacue !

Jacqueline, off. — Pas d’affolement, les enfants… Moi aussi, je suis comme le toubib… Je trouve ça bizarre, la mort subite de Raoul… Alors personne ne bougera avant l’arrivée de la police.

Josy, la femme, off. — Mais enfin ! Ils vont s’impatienter… Tu n’as pas peur que certains s’énervent ?

Jacqueline, off. — Pourquoi veux-tu qu’ils s’énervent ? Crois-moi, ils ne sont pas pressés. Ils ont réservé leur soirée pour venir nous voir, alors tant qu’à faire, autant qu’ils restent. Pour les faire patienter, on va ouvrir. Vas-y, Paulo ! Ouvre le rideau !

Voix du machiniste, en coulisse. — Mettez-vous d’accord ! Faudrait savoir !

Le rideau s’ouvre.

Jacqueline, au public. — Eh bien, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, vous avez tous entendu le docteur… Vous en savez donc autant que nous. Je vous propose d’attendre en notre compagnie l’arrivée de la police.

Le médecin. — Au fait, quelqu’un l’a prévenue ?

Jacqueline. — Ah ! ben non…

Le médecin, se dirigeant vers le téléphone qui est sur scène. — Je téléphone tout de suite.

Antoine, le mari. — Si vous obtenez une communication avec cet accessoire, je vous paie des prunes.

Le médecin. — Ah oui ! C’est vrai.

Antoine. — Suivez-moi en coulisse, je vais vous passer mon portable.

Arrivée de Nicole (la soubrette) et de Bernadette. Pendant ce temps, sortie d’Antoine et du médecin.

Nicole. — Alors ? Qu’est-ce qu’il se passe ici ? C’est vrai qu’il est…

Jacqueline. — Ah ! c’est vous, les filles… Eh oui ! Ce pauvre Raoul est mort.

Bernadette. — Mais ce n’est pas possible ! C’est dingue !

Josy. — Ben oui, ma vieille ! Moi aussi ça me coupe les jambes. (Elle s’assied, remarquant la bouteille de porto.) Tiens ! Ça va me requinquer… Vous parlez d’une histoire ! (Elle s’apprête à boire.)

Nicole. — Josy, ne bois pas !

Josy. — Oh ! ça va ! Tu n’es pas ma mère !

Nicole. — Ne bois pas, je te dis !

Josy. — Et pourquoi donc ? Un petit remontant ne peut pas me faire de mal.

Nicole. — Et s’il était empoisonné ?

Josy. — Empoisonné ? Quelle drôle d’idée ! (Elle repose néanmoins son verre en le regardant avec suspicion.)

Bernadette, désignant Raoul. — Et lui ? Faudrait peut-être s’en occuper et puis fermer le rideau, parce que là, pour le coup, ça ne fait pas riche. (S’adressant au public.) Excusez-nous, hein ! Nous ne sommes pas habitués, c’est la première fois que cela nous arrive… Jacqueline, il faut fermer.

Jacqueline. — On ne touche à rien avant l’arrivée de la police. Quant au rideau, il est très bien comme ça. (Désignant le public.) Ces gens peuvent être considérés comme témoins… Leurs témoignages peuvent faire évoluer l’enquête, donc on ne touche à rien.

Bernadette. — Sois franche, pour une fois ! Dis plutôt que ça te ferait suer d’être obligée de rembourser toutes les places. Avec notre situation financière délicate et tes dettes accumulées, tu te retrouverais dans de beaux draps !

Jacqueline. — Je m’en contrefiche de tes considérations matérielles ! Non, vois-tu, je pense à mon public, moi ! Nous avons la chance de lui offrir un spectacle unique, totalement improvisé et interactif, et toi, tu voudrais l’en priver ! Tu n’es qu’une petite fonctionnaire théâtreuse : dès que tu perds la réplique, te voilà incapable de retomber sur tes pieds. Tu crains de ne pas être à la hauteur ? L’absence de texte t’angoisse ? Mais retourne en coulisse, ma p’tite, si tu ne veux pas affronter les feux de la rampe, vas-y ! Personne ne te retient, seul le public jugera.

Bernadette. — Mais t’es complètement disjonctée ! Tu ne te rends pas compte de la situation ? Il y a un mort, un vrai mort qui n’est pas près de se relever et toi, tu veux faire un spectacle avec ? Mais ça ne va pas le bocal ?

Pendant la conversation, Nicole et Josy portent le corps en coulisse.

Jacqueline. — Entends-moi bien, Bernadette. Je ne veux surtout pas me faire traiter « d’impérialiste culturel » car, vois-tu, ce n’est pas moi qui décide. Moi, je ne suis qu’une exécutante, une simple exécutante au service du seul patron qui vaille : je veux parler du public. Le public, ce cher public sans qui nous ne serions rien, ce public qui peut nous soutenir dans la joie mais aussi dans l’adversité… Je vais donc...

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