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Benjamín Galemiri

Infamante Electre


Infamante électre de Benjamin Galemiri

Dans bon nombre de pièces de Benjamin Galemiri que j’ai pu lire, coexistent la diatribe et le blasphème avec la lamentation mélancolique et une ironique « imploration du pardon ». La langue espagnole le permet : l’espagnol ne se parle pas, il sert à gifler avec les mots. Idiome parfait pour insulter et déclarer des guerres, dixit Tirso de Molina. Mais l’espagnol de Benjamin Galemiri vient du Chili, et les distances l’ont transformé en un langage élusif, « sous-affirmatif », triste. Dans la langue du Chili, on peut dire une chose pour une autre, on peut parler sans verbes ni sujets, autrement dit, on peut parler sans savoir de quoi on parle. En chilien, on peut menacer et, en même temps, demander pardon. Pays de printemps et d’automnes, dirait le prince Shang, autrement dit, un lieu où tout est en demi-teintes.
Raoul Ruiz

Sa pièce est un « opéra total » marqué par l’insoumission et la révolte. Mais, puisque Pan est tout, cette oeuvre, « Infamante Electra », est aussi un drame, une farce, et vice-versa. Avec quelle inventivité Benjamin Galemiri s’exprime par gestes, fulgurances, nuances, mouvements, couleurs, formes et rythmes.
Fernando Arrabal

Édition :
Collection :
Reliure : Broché
Nb de pages : 75
Format (cm) : 21 X 15 X 0.5
Date de parution : 30 avril 2006
EAN : 9782914378994

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